Le temps c’est la matière première #1 du travailleur indépendant, et a fortiori du freelance. À la fois ressource et produit, le freelance mobilise au mieux son temps pour mener à bien ses missions mais le valorise également à chaque établissement de devis en évaluant le temps nécessaire à la réalisation d’un projet. 

Chez Blank, on a pris un peu de notre temps pour vous aider à mieux organiser le vôtre.

Principe #1 : prendre le temps de se poser les bonnes questions

Sans nul doute que ce début d’activité est très enthousiasmant (on a vécu la même chose !) mais plutôt que de vous lancer bille en tête dans vos premiers démarchages et vos premières missions clients, il est important de prendre le temps de se poser les bonnes questions.

Avant toutes choses, il peut être utile de se fixer quelques objectifs. Plusieurs méthodes existent, nous en développerons deux : l’Ikigaï (« raison d’être » en japonais), et l’OKR (« Objectives and Key Results » en anglais). Réalisées dans l’ordre, ces deux méthodes vous aideront à répartir vos objectifs en deux grandes catégories (le « pourquoi », et le « comment »), puis à la diviser en sous-objectifs plus court-terme, associés à des dates butoirs et des résultats mesurables.

Définir la raison d’être de votre entreprise avec l’Ikigaï

L’Ikigaï est un concept philosophique japonais qui place l’épanouissement professionnel à l’intersection de : ce qui vous anime, ce dont le monde a besoin, ce que vous savez faire mieux que les autres, et ce que vous pouvez monétiser.

Les principes de l'Ikigaï

Afin de gagner du temps sur votre activité plus tard, notre conseil est de définir au plus tôt deux objectifs clés : comprendre votre « pourquoi », et définir votre « comment ». 

Comprendre ce qui vous anime, le pourquoi de votre activité, vous aidera à définir le rôle que vous souhaitez avoir dans la société. Vous pourrez ainsi définir clairement ce que vous souhaitez faire, et ce que vous ne souhaitez pas faire. Cet objectif long-terme sera votre phare, lorsque vous devrez prendre des décisions importantes sur l’avenir et les évolutions de votre activité.

Définir le comment de votre activité est l’occasion de lister les compétences à votre disposition, celle qui vous aideront à réaliser votre pourquoi. Il est intéressant de revoir régulièrement cette liste pour identifier les compétences supplémentaires que vous devez acquérir pour aller plus loin dans votre spécialisation. Il s’agit là de prendre le temps d’apprendre pour des raisons objectives et critiques (le développement de votre activité) quand on peut parfois avoir le sentiment que le temps manque dans l’exercice de ses missions.

Définir des étapes court-terme pour évaluer sa progression

La définition d’objectifs et de résultats clés (OKR) permet de diviser vos objectifs Ikigaï en sous-objectifs ultra-concrets, quantifiables et bien entendu réalistes, sur une période de temps donnée. Ces sous-objectifs peuvent prendre la forme de tâches dans le cadre d’une mission client, de seuil de facturation, ou encore d’items de développement personnel.

Principe #2 : traiter son temps comme une ressource rare et précieuse

Le temps peut se gagner mais ne se rattrape jamais. C’est une ressource à mobiliser avec intelligence, à rationner, à monitorer, et surtout à valoriser. Après avoir défini le cadre de votre action pour éviter toutes errances inutiles, voici maintenant quelques conseils pour optimiser votre gestion du temps dans votre quotidien de freelance.

Savoir dire « non »

S’il y a bien un avantage à la définition d’objectifs clairs, c’est de pouvoir évaluer rapidement l’adéquation entre une mission et votre vision. Refuser des projets qui ne vous permettront pas d’atteindre vos objectifs, c’est créer l’espace nécessaire pour accueillir les missions qui elles vous permettront d’y parvenir.

C’est un principe difficile à tenir, surtout dans une période de tension de votre trésorerie ou de doute. Cependant, faire confiance à l’avenir et croire en son projet son deux composantes sine qua non d’une activité freelance bien vécue et solide. Il ne s’agit pas de refuser de se diversifier, mais bien d’évaluer si la mission proposée correspond au développement que vous souhaitez donner à votre activité ou si elle n’y correspond qu’en partie. Il s’agira également de faire un choix à la lumière des missions en cours, et de la répartition du temps que vous avez prévue pour les semaines à venir.

Dire « non » ne veut pas dire laisser votre interlocuteur sans réponse. Votre réseau fera la force de votre développement commercial, il est essentiel de s’entourer de professionnels avec lesquels vous partagez une vision, un métier, des compétences. Peut-être que la mission proposée ne correspond pas à vos objectifs, mais qu’elle entrera parfaitement dans les objectifs d’un membre de votre réseau professionnel, avec qui vous avez pu collaborer, et dont vous pouvez vous porter garant.

Une mission acceptée peut également être approchée par le prisme du réseau, avec une répartition intelligente du temps et des tâches. Le but est de maximiser la création de valeur, à plusieurs, sur la problématique énoncée. 

Utiliser le temps comme vecteur de stabilité

Établir une routine, journalière ou hebdomadaire, peut aider à gérer efficacement son temps pour atteindre un minium de stabilité, tout en restant ouvert à la flexibilité inhérente au statut de freelance.

Par exemple :

  • Lundi : gestion comptable et administrative, veille, activité sportive en fin de journée ; une journée privilégiée, sans rendez-vous, qui permet de faire le point.
  • Mardi : dédié à la « mission A », chez le client par exemple.
  • Mercredi : dédié à la « mission B », se termine par une activité hebdomadaire personnelle.
  • Jeudi : dédié à traiter les retours sur les missions A ou B, et à rencontrer de nouveaux partenaires ou clients potentiels.
  • Vendredi : dédié aux missions qui le demande en matinée, avec un temps pour faire avancer un projet personnel/créatif/annexe dans l’après-midi.

L’idée est de pouvoir gérer votre temps avec précision, proposer des créneaux de disponibilités à vos clients qui ont du sens pour vous, et qui vous préserve de la surcharge ou de la sous-performance.

Qui dit stabilité dit revenus. Il est conseillé de facturer au jour plutôt qu’à l’heure ; cela permettra de vous assurer un revenu plus stable, mais également une gestion du temps mieux délimitée. Pour fixer votre taux journalier moyen (TJM), renseignez-vous sur les tarifs pratiqués dans votre région sur vos métiers (réseau, simulateurs), en fonction de votre niveau d’expertise et de séniorité. Des devis avec des temps exprimés en jours seront toujours plus clairs que des évaluations réalisées sur une autre unité de mesure.

Principe #3 : appuyez-vous sur des outils performants pour gagner du temps

Les tâches administratives, souvent lourdes et à faible valeur ajoutée, peuvent vous empêcher de vous concentrer sur l’essentiel de votre activité. Automatiser une partie de ces tâches est désormais accessible au plus grand nombre, n’hésitez pas à vous outillez en conséquence !

De nombreux outils s’adressent aux freelances : Freebe (tableau de bord), Asana ou Todoist (to-do list), Notion (centre de ressources partagées), Trello (organisation des missions par phases), Toggl (suivi du temps passé)… 

D’un point de vue plus global, il s’avérera utile de dédier un temps de votre activité à la création de « méthodes ». Selon votre spécialisation, une méthode d’atelier, une trame de premier rendez-vous, un questionnaire de cadrage peuvent être autant d’éléments fixes et rapides à relire qui peuvent vous faire gagner du temps dans l’évaluation d’une problématique, le recueil de retours de vos clients, ou encore la démonstration de votre valeur ajoutée.

Blank, la néo-banque des indépendants, s’articule aussi entre un compte et une carte pro, et un espace d’aide à la gestion administrative (devis, factures, prévisions de charges) pensé pour vous seconder dans la vie de votre activité.

Écrit par
Natacha
Colard
March 18, 2020

Le temps c’est la matière première #1 du travailleur indépendant, et a fortiori du freelance. À la fois ressource et produit, le freelance mobilise au mieux son temps pour mener à bien ses missions mais le valorise également à chaque établissement de devis en évaluant le temps nécessaire à la réalisation d’un projet. 

Chez Blank, on a pris un peu de notre temps pour vous aider à mieux organiser le vôtre.

Principe #1 : prendre le temps de se poser les bonnes questions

Sans nul doute que ce début d’activité est très enthousiasmant (on a vécu la même chose !) mais plutôt que de vous lancer bille en tête dans vos premiers démarchages et vos premières missions clients, il est important de prendre le temps de se poser les bonnes questions.

Avant toutes choses, il peut être utile de se fixer quelques objectifs. Plusieurs méthodes existent, nous en développerons deux : l’Ikigaï (« raison d’être » en japonais), et l’OKR (« Objectives and Key Results » en anglais). Réalisées dans l’ordre, ces deux méthodes vous aideront à répartir vos objectifs en deux grandes catégories (le « pourquoi », et le « comment »), puis à la diviser en sous-objectifs plus court-terme, associés à des dates butoirs et des résultats mesurables.

Définir la raison d’être de votre entreprise avec l’Ikigaï

L’Ikigaï est un concept philosophique japonais qui place l’épanouissement professionnel à l’intersection de : ce qui vous anime, ce dont le monde a besoin, ce que vous savez faire mieux que les autres, et ce que vous pouvez monétiser.

Les principes de l'Ikigaï

Afin de gagner du temps sur votre activité plus tard, notre conseil est de définir au plus tôt deux objectifs clés : comprendre votre « pourquoi », et définir votre « comment ». 

Comprendre ce qui vous anime, le pourquoi de votre activité, vous aidera à définir le rôle que vous souhaitez avoir dans la société. Vous pourrez ainsi définir clairement ce que vous souhaitez faire, et ce que vous ne souhaitez pas faire. Cet objectif long-terme sera votre phare, lorsque vous devrez prendre des décisions importantes sur l’avenir et les évolutions de votre activité.

Définir le comment de votre activité est l’occasion de lister les compétences à votre disposition, celle qui vous aideront à réaliser votre pourquoi. Il est intéressant de revoir régulièrement cette liste pour identifier les compétences supplémentaires que vous devez acquérir pour aller plus loin dans votre spécialisation. Il s’agit là de prendre le temps d’apprendre pour des raisons objectives et critiques (le développement de votre activité) quand on peut parfois avoir le sentiment que le temps manque dans l’exercice de ses missions.

Définir des étapes court-terme pour évaluer sa progression

La définition d’objectifs et de résultats clés (OKR) permet de diviser vos objectifs Ikigaï en sous-objectifs ultra-concrets, quantifiables et bien entendu réalistes, sur une période de temps donnée. Ces sous-objectifs peuvent prendre la forme de tâches dans le cadre d’une mission client, de seuil de facturation, ou encore d’items de développement personnel.

Principe #2 : traiter son temps comme une ressource rare et précieuse

Le temps peut se gagner mais ne se rattrape jamais. C’est une ressource à mobiliser avec intelligence, à rationner, à monitorer, et surtout à valoriser. Après avoir défini le cadre de votre action pour éviter toutes errances inutiles, voici maintenant quelques conseils pour optimiser votre gestion du temps dans votre quotidien de freelance.

Savoir dire « non »

S’il y a bien un avantage à la définition d’objectifs clairs, c’est de pouvoir évaluer rapidement l’adéquation entre une mission et votre vision. Refuser des projets qui ne vous permettront pas d’atteindre vos objectifs, c’est créer l’espace nécessaire pour accueillir les missions qui elles vous permettront d’y parvenir.

C’est un principe difficile à tenir, surtout dans une période de tension de votre trésorerie ou de doute. Cependant, faire confiance à l’avenir et croire en son projet son deux composantes sine qua non d’une activité freelance bien vécue et solide. Il ne s’agit pas de refuser de se diversifier, mais bien d’évaluer si la mission proposée correspond au développement que vous souhaitez donner à votre activité ou si elle n’y correspond qu’en partie. Il s’agira également de faire un choix à la lumière des missions en cours, et de la répartition du temps que vous avez prévue pour les semaines à venir.

Dire « non » ne veut pas dire laisser votre interlocuteur sans réponse. Votre réseau fera la force de votre développement commercial, il est essentiel de s’entourer de professionnels avec lesquels vous partagez une vision, un métier, des compétences. Peut-être que la mission proposée ne correspond pas à vos objectifs, mais qu’elle entrera parfaitement dans les objectifs d’un membre de votre réseau professionnel, avec qui vous avez pu collaborer, et dont vous pouvez vous porter garant.

Une mission acceptée peut également être approchée par le prisme du réseau, avec une répartition intelligente du temps et des tâches. Le but est de maximiser la création de valeur, à plusieurs, sur la problématique énoncée. 

Utiliser le temps comme vecteur de stabilité

Établir une routine, journalière ou hebdomadaire, peut aider à gérer efficacement son temps pour atteindre un minium de stabilité, tout en restant ouvert à la flexibilité inhérente au statut de freelance.

Par exemple :

  • Lundi : gestion comptable et administrative, veille, activité sportive en fin de journée ; une journée privilégiée, sans rendez-vous, qui permet de faire le point.
  • Mardi : dédié à la « mission A », chez le client par exemple.
  • Mercredi : dédié à la « mission B », se termine par une activité hebdomadaire personnelle.
  • Jeudi : dédié à traiter les retours sur les missions A ou B, et à rencontrer de nouveaux partenaires ou clients potentiels.
  • Vendredi : dédié aux missions qui le demande en matinée, avec un temps pour faire avancer un projet personnel/créatif/annexe dans l’après-midi.

L’idée est de pouvoir gérer votre temps avec précision, proposer des créneaux de disponibilités à vos clients qui ont du sens pour vous, et qui vous préserve de la surcharge ou de la sous-performance.

Qui dit stabilité dit revenus. Il est conseillé de facturer au jour plutôt qu’à l’heure ; cela permettra de vous assurer un revenu plus stable, mais également une gestion du temps mieux délimitée. Pour fixer votre taux journalier moyen (TJM), renseignez-vous sur les tarifs pratiqués dans votre région sur vos métiers (réseau, simulateurs), en fonction de votre niveau d’expertise et de séniorité. Des devis avec des temps exprimés en jours seront toujours plus clairs que des évaluations réalisées sur une autre unité de mesure.

Principe #3 : appuyez-vous sur des outils performants pour gagner du temps

Les tâches administratives, souvent lourdes et à faible valeur ajoutée, peuvent vous empêcher de vous concentrer sur l’essentiel de votre activité. Automatiser une partie de ces tâches est désormais accessible au plus grand nombre, n’hésitez pas à vous outillez en conséquence !

De nombreux outils s’adressent aux freelances : Freebe (tableau de bord), Asana ou Todoist (to-do list), Notion (centre de ressources partagées), Trello (organisation des missions par phases), Toggl (suivi du temps passé)… 

D’un point de vue plus global, il s’avérera utile de dédier un temps de votre activité à la création de « méthodes ». Selon votre spécialisation, une méthode d’atelier, une trame de premier rendez-vous, un questionnaire de cadrage peuvent être autant d’éléments fixes et rapides à relire qui peuvent vous faire gagner du temps dans l’évaluation d’une problématique, le recueil de retours de vos clients, ou encore la démonstration de votre valeur ajoutée.

Blank, la néo-banque des indépendants, s’articule aussi entre un compte et une carte pro, et un espace d’aide à la gestion administrative (devis, factures, prévisions de charges) pensé pour vous seconder dans la vie de votre activité.

Écrit par
Natacha
Colard
March 18, 2020

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